L’UNIKIS ouvre une passerelle vers la Chine
L’Université de Kisangani (UNIKIS) vient de franchir un pas stratégique vers l’internationalisation de son enseignement. Un protocole d’accord portant sur l’ouverture et le fonctionnement d’un centre d’apprentissage de la langue chinoise a été officiellement signé entre l’UNIKIS et l’Institut Confucius de l’Académie diplomatique congolaise. La cérémonie s’est tenue le mardi 10 février 2026, au ministère des affaires étrangère, à Kinshasa.
À travers cet accord, l’Université de Kisangani entend offrir à ses étudiants, à travers sa Faculté des Lettres et Sciences humaines, l’opportunité d’apprendre la langue chinoise, aujourd’hui considérée comme un atout majeur dans un monde de plus en plus interconnecté. Au-delà de l’apprentissage linguistique, ce projet vise à faciliter la communication en milieu professionnel et à renforcer les échanges interculturels entre les peuples congolais et chinois précise ledit protocole.
D’une durée de trois ans renouvelables, ce protocole repose sur un esprit de coopération amicale et de respect mutuel des engagements pris par les deux parties. L’Institut Confucius de l’Académie diplomatique congolaise aura notamment la charge d’organiser les programmes de formation en langue chinoise, de mobiliser des formateurs qualifiés chinois ou congolais, d’assurer leur prise en charge, de mettre en place des activités culturelles et de fournir le matériel académique nécessaire.
Représentée par son recteur, le Professeur Kirongozi Bometa Mathieu, l’Université de Kisangani s’engage, pour sa part, à promouvoir l’apprentissage de la langue chinoise auprès des étudiants et de son personnel. Elle devra également assurer, dans la limite de ses moyens, le logement, la sécurité et le transport local des formateurs affectés à l’UNIKIS, mettre à disposition les salles de cours, mais aussi faciliter l’organisation des tests et sensibiliser les étudiants au paiement des frais de participation.
À l’issue de la cérémonie de signature, les délégations des deux parties ont effectué une visite dans une salle de formation à Kinshasa, où des apprenants congolais suivent déjà des cours de langue mandarin. Cette immersion, a indiqué le Professeur Kirongozi, a permis de passer du cadre formel des engagements à la réalité concrète de la formation.
Très attentif, le numéro un de l’Université de Kisangani, le Professeur Kirongozi, a saisi cette occasion pour échanger directement avec les apprenants. À travers un dialogue ouvert, il a voulu s’imprégner du déroulement de la formation, apprécier les méthodes d’enseignement utilisées et évaluer le niveau de maîtrise déjà atteint par les apprenants. Une démarche qui traduit sa volonté de s’assurer que le futur centre de l’UNIKIS réponde aux standards de qualité attendus et aux besoins réels des étudiants.
Dans la même dynamique, le recteur de l’UNIKIS a ensuite tenu un entretien en tête-à-tête avec le représentant chinois de l’Institut Confucius. Les échanges ont porté sur les modalités pratiques de la mise en œuvre du protocole d’accord, notamment la matérialisation effective du projet à Kisangani. Cette discussion franche a renforcé la confiance entre les partenaires et jeté les bases d’une collaboration opérationnelle, orientée vers des résultats concrets et durables.
Une dimension humaine et sociale
Mais au-delà des clauses techniques, cet accord porte une forte dimension humaine et sociale. Il ouvre de nouvelles perspectives aux jeunes de Kisangani, souvent confrontés à un marché de l’emploi exigeant des compétences linguistiques et interculturelles accrues. Dans un contexte où la présence chinoise est de plus en plus visible en République démocratique du Congo, dans les secteurs des infrastructures, des mines, du commerce et de la diplomatie ; la maîtrise de la langue devient un véritable levier d’insertion professionnelle et de dialogue entre les cultures.
En s’ouvrant à la langue chinoise, l’UNIKIS ne se contente pas d’élargir son offre académique : elle prépare ses étudiants à devenir des acteurs capables de comprendre l’autre, de négocier, de collaborer et de bâtir des ponts entre les peuples. Une initiative qui s’inscrit pleinement dans la mission sociale de l’université : former des citoyens compétents, ouverts au monde et utiles à la société.
À la fin de chaque session de formation, une évaluation conjointe sera menée sur base des rapports produits par l’Université de Kisangani, garantissant ainsi le suivi et la qualité du programme.





